Reponse de M. l'Inspecteur

Reponse de M. l'Inspecteur
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# Posté le vendredi 18 juillet 2008 04:06

LETTRE A MONSIEUR L'INSPECTEUR DE L'ACADEMIE

FCPE

Collège Jean Lurçat
Rue Georges Bourgoin
78260 Achères


Monsieur l'Inspecteur de l'Académie des Yvelines
Centre commercial Parly II
78154 Le Chesnay cedex


Achères le 10/06/2008

Monsieur l'Inspecteur,
Comme suite au courrier de M. le Chef de Cabinet du Recteur d'Académie de Versailles du 21 mai dernier, les représentants des parents d'élèves de la FCPE d'Achères souhaitent vous faire part de leur inquiétude, ainsi que celle de nombreux parents du collège Jean Lurçat pour la rentrée 2008/2009.
En effet, comme vous le savez, lors de la dernière DGH, le collège Jean Lurçat s'est vu appliquer la suppression de 28 heures d'enseignement pour une baisse de son effectif d'un seul élève.
Cette décision engendre :
• la disparition d'un poste de français,
• des classes de 3ème surchargées (avec pour conséquence un risque de baisse du taux de réussite au Brevet des Collèges),
• la suppression des classes de 3ème et 4ème allégées.
Dans ce cadre, le Conseil Municipal d'Achères a voté à l'unanimité, lors de sa séance du 21 mars dernier, une motion « relative à la réduction de dotation horaire globale et aux suppressions de postes d'enseignants dans les établissements scolaires de la ville d'Achères », que nous vous joignons,
De plus les parents d'élèves FCPE se sont mobilisés, afin de vous faire part de leur mécontentement au regard des dernières réformes mises en place par le Ministère de l'Education Nationale et, à ce titre, ont fait circuler une pétition comportant 1133 signatures, que vous pourrez également trouver ci-jointe.
Enfin, les représentants des parents d'élèves viennent d'apprendre lors du Conseil d'Administration extraordinaire du 26 mai dernier, l'implantation d'une UPI de 11 enfants atteints de déficiences cognitives, ayant pour vocation d'intégrer au fur et à mesure ces élèves dans d'autres classes du collège (DGH augmentée de 21 heures en conséquence).
Malgré la prise en charge de ses enfants par un enseignant spécialisé et d'un AVS, les représentants de parents d'élèves, bien que non hostiles à cette intégration, restent fortement inquiets quant au bon déroulement de l'année scolaire 2008/2009.
Pour ces multiples raisons, les représentants de parents d'élèves FCPE s'en remettent à votre bon jugement, afin de restituer les 28 heures manquantes sur la DGH pour 2008/2009, heures que nous considérons comme vraiment indispensables :
• au bon fonctionnement du collège,
• pour permettre à tous les élèves de recevoir un enseignement optimal,
• pour assurer un accueil des élèves de l'UPI dans des classes non surchargées.
Dans l'attente d'une réponse de votre part, nous vous prions d'agréer, Monsieur l'Inspecteur de l'Académie, l'expression de notre considération distinguée.


Pour les Représentants FCPE du collège Jean Lurçat d'Achères


Nathalie Gernigon



Pièces jointes: • Motion du Conseil Municipal de la ville d'Achères
• Pétition des parents d'élèves d'Achères

Copie à : • M. Outreman - Maire de la ville d'Achères
• Mme Derouault - 1ère Adjointe chargée de l'enfance et de la Jeunesse - Achères
• Mme Vinouze – Principale du Collège Jean Lurçat - Achères
• Conseil local FCPE d'Achères

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# Posté le mercredi 25 juin 2008 10:16
Modifié le jeudi 26 juin 2008 02:38

Projection dans le futur

une petite prospective du beau pays de la sarkozie...


Une petite histoire ???...

La journée d'Enzo 3 septembre 2012

Enzo est assis à sa place, parmi ses 32 camarades de CP. Il porte la vieille blouse de son frère, éculée, tâchée, un peu grande. Celle de Jean-Emilien, au premier rang, est toute neuve et porte le logo d'une grande marque.
La maîtresse parle, mais il a du mal à l'entendre, du fond de la classe. Trop de bruit. La maîtresse est une remplaçante, une dame en retraite qui vient remplacer leur maîtresse en congés maternité. Il ne se souvient pas plus de son nom qu'elle ne se souvient du sien. Sa maîtresse a fait la rentrée, il y a trois semaines, puis est partie en congés. La vieille dame de 65 ans est là depuis lundi, elle est un peu sourde, mais gentille. Plus gentille que l'intérimaire avant elle. Il sentait le vin et criait fort. Puis il expliquait mal.
Du coup Enzo ne comprend pas bien pourquoi B et A font BA, mais pas dans BANC ni dans BAIE ; ni la soustraction ; ni pourquoi il doit connaître toutes les dates des croisades. On l'a mis sur la liste des élèves en difficulté, car il a raté sa première évaluation. Il devra rester de 12 à 12h30 pour le soutien. Sans doute aussi aux vacances. Hier, il avait du mal à écouter la vieille dame, pendant le soutien ; son ventre gargouillait. Quand il est arrivé à la cantine, il ne restait que du pain. Il l'a mangé sous le préau avec ceux dont les parents ne peuvent déjà plus payer la cantine.
Il a commencé l'école l'an dernier, à 5 ans. L'école maternelle n'est plus obligatoire, c'est un choix des mairies, et la mairie de son village ne pouvait pas payer pour maintenir une école. Son cousin Brice a eu plus de chance : il est allé à l'école à 3 ans, mais ses parents ont dû payer. La sieste, l'accueil et le goûter n'existent plus, place à la morale, à l'alphabet ; il faut vouvoyer les adultes, obéir, ne pas parler et apprendre à se débrouiller seul pour les habits et les toilettes : pas assez de personnel. Les enseignants, mal payés par la commune, gèrent leurs quarante élèves chacun comme une garderie. L'école privée en face a une vraie maternelle, mais seuls les riches y ont accès.
Mais Brice a moins de mal, malgré tout, à comprendre les règles de l'école et ses leçons de CP. En plus, le soir il va à des cours particuliers, car ses parents ne peuvent pas l'aider pour les devoirs, ils font trop d'heures supplémentaires. Mais Enzo a toujours plus de chance que son voisin Kévin : il doit se lever plus tôt et livrer les journaux avant de venir à l'école, pour aider son grand-père, qui n'a presque pas de retraite.

Enzo est au fond de la classe. La chaise à côté de lui est vide. Son ami Saïd est parti, son père a été expulsé le lendemain du jour où le directeur (un gendarme en retraite choisi par le maire) a rentré le dossier de Saïd dans Base Élèves. Il ne reviendra jamais. Enzo n'oubliera jamais son ami pleurant dans le fourgon de la police, à côté de son père menotté. Il parait qu'il n'avait pas de papiers... Enzo fait très attention : chaque matin il met du papier dans son cartable, dans le sac de sa maman et dans celui de son frère.
Du fond, Enzo ne voit pas bien le tableau. Il est trop loin, et il a besoin de lunettes. Mais les lunettes ne sont plus remboursées. Il faut payer l'assurance, et ses parents n'ont pas les moyens.
L'an prochain Enzo devra prendre le bus pour aller à l'école. Il devra se lever plus tôt. Et rentrer plus tard. L'EPEP (établissements publics d'enseignement primaire) qui gère son école a décidé de regrouper les CP dans le village voisin, pour économiser un poste d'enseignant. Ils seront 36 par classe. Que des garçons. Les filles sont dans une autre école.
Enzo se demande si après le CM2 il ira au collège ou, comme son grand frère Théo, en centre de préformation professionnelle. Peut-être que les cours en atelier seront moins ennuyeux que toutes ces leçons à apprendre par c½ur. Mais sa mère dit qu'il n'y a plus de travail, que ça ne sert à rien. Le père d'Enzo a dû aller travailler en Roumanie, l'usine est partie là-bas. Il ne l'a pas vu depuis des mois. La délocalisation, ça s'appelle, à cause de la mondialisation. Pourtant la vieille dame disait hier que c'est très bien, la mondialisation, que ça apportait la richesse. Ils sont fous, ces Roumains !
Il lui tarde la récréation. Il retrouvera Cathy, la jeune s½ur de maman. Elle fait sa deuxième année de stage pour être maîtresse dans l'école, dans la classe de monsieur Luc. Il remplace monsieur Jacques, qui a été renvoyé, car il avait fait grève. On dit que c'était un syndicaliste qui faisait de la pédagogie. Il y avait aussi madame Paulette en CP ; elle apprenait à lire aux enfants avec des vrais livres ; un inspecteur venait régulièrement la gronder ; elle a fini par démissionner.
Cathy a les yeux cernés : le soir elle est serveuse dans un café, car sa formation n'est pas payée. Elle dit : « A 28 ans et un bac +5, servir des bières le soir et faire la classe la journée, c'est épuisant. » Surtout qu'elle dort dans le salon chez Enzo, elle n'a pas assez d'argent pour se payer un loyer.
Après la récréation, il y a le cours de religion et de morale, avec
l'abbé Georges. Il faut lui réciter la vie de Jeanne d'Arc et les dix commandements par c½ur. C'est lui qui organise le voyage scolaire à Lourdes, à Pâques. Sauf pour ceux qui seront convoqués pour le soutien... Enzo se demande pourquoi il est là. Pourquoi Saïd a dû partir. Pourquoi Cathy et sa mère pleurent la nuit. Pourquoi et comment les usines s'en vont en emportant le travail. Pourquoi ils sont si nombreux en classe. Pourquoi il n'a pas une maîtresse toute l'année. Pourquoi il devra prendre le bus. Pourquoi il passe ses vacances à faire des stages. Pourquoi on le punit ainsi. Pourquoi il n'a pas de lunettes. Pourquoi il a faim.

Projection basée sur les textes actuels, les expérimentations en cours et les annonces du gouvernement.
Est-ce l'école que nous voulons ? Le gouvernement a-t-il reçu un mandat populaire pour cela ? Qu'attendons nous pour réagir ?



# Posté le dimanche 15 juin 2008 15:41

retour en arrière






petit cours d'histoire :

· 11 juillet 1975, la loi Haby rend la mixité scolaire obligatoire

· 15 Mai 2008, une nouvelle loi adopter en catimini, pour soit disant « lutter contre les discriminations » remet en cause la mixité scolaire à l'école.

En effet,

· Plus de mixité lors des cours d'éducation sexuelle (un sujet tabou doit t'il rester un sujet tabou ?)

· Plus de mixité lors des cours d'EPS ( Quel choc pour un élève de voir un ou une camarade en maillot de bain, ou en short !!!)

A quand le retour de la mécanique pour les garçons, et la couture pour les filles !!!!

Pour des réformes, c'est des réformes, mais en attendant quel bond en arrière.

Décidément , notre gouvernement vise à une éducation plus que moyenâgeuse.

C'est pour toutes ces raisons que nous devons rester très vigilants.




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# Posté le mardi 10 juin 2008 07:05
Modifié le mardi 10 juin 2008 09:20

restons vigilants

Des enfants soumis « à la question » à l'insu de leurs parents !
Expérimentation à l'école primaire de Monein de l'évaluation CM2
jeudi 22 mai 2008, par Conseil local Monein
Pire que base élève, une nouvelle opération de fichage ose utiliser les enfants dans le cadre même de l'école.

À l'école primaire de Monein sont arrivées, dans un gros carton, les évaluations dites expérimentales, concernant les CM2.

Rien que de très normal direz- vous. Sauf que, premier point surprenant, les dits documents, une fois complétés par les élèves devaient être retournés directement au ministère SANS QUE LES INSTITUTEURS LES AIENT CORRIGÉS. En outre, contrairement aux autres évaluations les parents n'avaient pas à prendre connaissance des évaluations de leur enfant....et pour cause !
Si les 3 premières parties sont somme toute assez anodines, la partie 4 révèle bien des surprises !
Elle s'intitule : PARTIE 4 QUESTIONNAIRE. On précise bien au bambin, qui a déjà fait auparavant 3 séries d'évaluations que « ici toutes tes réponses sont bonnes, il n'y a pas de mauvaises réponses ».
Et ça commence très fort avec des questions du type :
« Es -tu né en France ? »
« Ta mère est née en France ? »
« Ton père est né en France »
« Quelle langue parles- tu à la maison ? »
« D'habitude qui vit avec toi à la maison ?
• a) ta mère
• b) une autre femme tenant le rôle de ta mère
• a) ton père
• b) un autre homme tenant le rôle de ton père"
La ressemblance avec les questions qui figuraient sur la première mouture de BASE ÉLÈVES n'est certainement pas fortuite. Viennent ensuite des questionnaires concernant « Ce que je pense des devoirs à la maison » morceaux choisis : « à la maison j'ai vraiment l'impression de perdre mon temps » ou alors « je fais mes devoirs à la maison parce que j'aurais une mauvaise image de moi si je ne travaillais pas »
Également la rubrique « Ce que je pense de ce que je fais à l'école » avec des réponses comme « en classe je travaille parce que je n'ai pas envie que mon enseignant(e) me crie dessus »
Le questionnaire comporte 11 pages avec des questions QUI N'ONT RIEN À VOIR AVEC L'ÉVALUATION PÉDAGOGIQUE des petits CM2. De plus ces questions sont pernicieuses, retorses.
Quel est le but de ce questionnaire ? De quel droit le ministère de l'éducation fait-il remplir ces fiches qui interrogent sur la nationalité, les conditions de vie à la maison, sous prétexte d'évaluation pédagogique ?
Les parents ne sont pas informés de ce que l'on demande aux enfants. Sans l'attitude courageuse et civique des enseignants de l'école de Monein qui ont alerté les parents, cette opération dite « expérimentale » se serait déroulée dans le plus grand secret. L'utilisation, fourbe, de l'ingénuité des enfants qui n'ont pas d'autre choix que de répondre dans ce contexte scolaire, la volonté délibérée de ne pas informer les parents et de maintenir cette opération dans l'opacité, rappelle des pratiques totalitaires en cours dans d'autres lieux et dignes d'autres temps. Sans parler de la culpabilité que pourraient ressentir les enfants face à un tel interrogatoire.
Cette « expérimentation » touche ou va toucher certainement d'autres écoles mais elle se déroule dans la plus grande opacité. Il est de notre devoir à tous d'alerter parents, professionnels, élus et de dénoncer un scandaleux fichage des enfants.
Interrogé par le secrétaire départemental du SNUIPP 64 (syndicat majoritaire dans le premier degré), l'Inspecteur d'académie n'a pas souhaité répondre....
Vous pouvez consulter ce questionnaire CM2 à cette adresse http://www.everyoneweb.fr/lec/

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# Posté le mardi 10 juin 2008 07:03